|
JOURNEE ANNUELLE D'INFORMATION ET DE REFLEXION DU CODERPA DU 23 NOVEMBRE 2000 "LA COORDINATION DE LA PRISE EN CHARGE DES PERSONNES AGEES" |
SOMMAIRE :
Lorsque le CODERPA a choisi comme thème «La coordination de la prise en charge des personnes âgées » pour sa journée annuelle d'information et de réflexion, certains ont réagi : «Depuis le temps que l'on en parle.... » sous-entendu : «et que rien n'avance».
En effet, on en parle depuis plusieurs décennies ! Des expériences ont été tentées et beaucoup ont échoué. Ce qui nous a conduit à maintenir ce choix, c'est la conjonction de deux éléments :
Les conditions semblent cette fois réunies pour que «ça marche ».
La journée du CODERPA apparaissait alors comme un moment privilégié pour faire
le point des enjeux, des conditions, des moyens nécessaires à une coordination,
mais aussi pour découvrir plusieurs projets qui ont émergé en Seine et Marne
et qui se mettent peu à peu en place, avec les problèmes posés, les réalisations,
les difficultés.
Il nous restait ensuite à trouver une date qui convienne à tous les responsables
qui avaient accepté de répondre à notre demande d'intervention. Ce ne fut pas
le plus facile du temps de préparation !
Monsieur le Préfet retenu en dehors du département par d'impératives obligations,
ne put malheureusement présider notre journée. Mais il se fit représenter par
Madame PERNET, Directrice de la DDASS, dont beaucoup d'entre nous eurent le
plaisir de faire la connaissance. Nouvellement arrivée en Seine et Marne, elle
a déjà constaté le travail, très constructif du CODERPA, elle nous assure de
son soutien pour notre action qu'elle apprécie. Voilà qui augure bien pour que
nos rapports avec la DDASS continuent dans l'esprit de coopération qu'ils ont
toujours eu.
En conclusion, si cette journée a contribué à faire avancer les choses, elle
aura atteint son but.
La Présidente de la commission
Environnement et Dépendance
Thérèse PAUL.
1. Point sur l'histoire
Déjà dans le rapport Laroque, la notion de coordination est présente pour mettre à disposition des personnes âgées un ensemble de services et de moyens adaptés à leurs besoins. Dès lors la coordination va s'inscrire durablement dans les discours politiques mais plus souvent évoquée sous l'aspect d'un outil de rationalisation de l'action sociale et dans une logique économique et de maillage du territoire en créant des secteurs géographiques afin de couvrir le territoire dans le but d'articuler les actions gérontologiques et maîtriser les dépenses.
Le Vlème plan, application concrète du rapport Laroque, préconise que la coordination
"doit porter sur la cohérence et l'efficacité des différents types d'actions
sociales et sur la continuité des financements des services"'. (1)
C'est la seule fois où l'on évoquera une cohérence des actions, des objectifs
et des moyens.
Ces coordinations ne seront jamais réalisées, notamment à cause des enjeux de
pouvoirs entre les divers décideurs et financeurs de la politique vieillesse,
et du fait d'un modèle trop bureaucratique de coordination qui ne pouvait être
repris par les acteurs de terrain.
La circulaire Francheschi (7 avril 1982) traduit une volonté d'inscrire la
coordination dans les politiques visant la population âgée. Elle crée 500 postes
de coordonnateurs avec une volonté de travail sur le terrain en partenariat
avec les multiples intervenants du secteur. "Le rôle des personnes recrutées
sera de faciliter, de mettre en place ou de développer cette coordination tant
au niveau des institutions et des services que de la personne âgée elle-même".(2)
Le résultat ne sera pas à la hauteur des espoirs et la logique économique de
financement va faire mourir dans l'oeuf cette initiative (notons qu'elle était
née aussi dans une logique de création d'emplois). Les collectivités locales
refuseront de prendre en charge le coût de ces postes en 1983.
La décentralisation est propice pour relancer le thème de la coordination car :
Mais la coordination ne devient-elle pas un "remède miracle" voué à cacher les insuffisances globales de financement, les incohérences des structures mises en place, la déqualification des personnels employés pour créer des emploi précaires (notamment dans l'aide à domicile)... En tout cas, un consensus apparaît entre l'état et les financeurs pour travailler sur la coordination comme moyen de rendre plus efficace l'aide et pour rationaliser les dépenses.
A cette époque (années 1985-1990), se sont mises en place des expériences de coordination au niveau local qui ont permis d'expérimenter le travail en commun de multiples intervenants professionnels, mais elles sont restées fragiles.
Dans les années 1990, apparaît une logique un peu différente moins centrée sur la quantité mais plus sur la qualité des prestations apportées, on parle d'efficience et moins d'efficacité.
6 juin 2000, une expérimentation est lancée par le Ministère de l'emploi et de la solidarité par la circulaire n°2000/310 du 6 juin 2000 relative aux centres locaux d'information et de coordination (CLIC). Expérimentation en 2000 et programmation pluriannuelle 2001-2005. Cette circulaire relance l'idée d'un découpage géographique par bassin de vie, d'une expérimentation à partir de 25 coordinations actives pour établir un cahier des charges afin de labelliser les coordinations qui seront financées avec un financement global et national à hauteur de 100MF par an de 2001 à 2005.
2. Définition de la coordination
"La coordination reste un terme flou, ...devenue passe-partout pour justifier des démarches sans grands risques d'être contredit" Travail Fondation de France 1992(3) .
Le dictionnaire historique de la langue française nous donne la définition suivante : "arrangement des parties d'un tout selon un plan logique pour une fin donnée", la coordination tiendrait donc de la mise en ordre, de l'agencement et de l'articulation d'éléments divers en vue d'un but à atteindre(4) . Dans notre cas, ce serait l'articulation des services et des aides pour venir en aide aux personnes âgées qui le souhaitent mais sans doute, dans certains cas, cette mise en ordre imposera-t-elle de donner des ordres ?.
Ce qui suggère l'importance de donner un sens au terme de coordination car on peut se demander qui va donner ces ordres, avec quelle légitimité et en direction de qui et pour quelle fin?
Il existe deux types de coordination en fonction de cette définition et des réalités locales :
Mais je dois admettre que la coordination de type réseau peut aussi prendre cette forme totalitaire à partir du moment où les professionnels décident, par consensus, ce qui est bon pour la personne âgée. D'où l'importance de s'interroger régulièrement sur le sens de la coordination, qui elle vise et de
ne pas se positionner en expert qui estime en savoir plus que la personne âgée sur ce qui est le mieux pour elle.
3. Les enjeux de la coordination aujourd'hui
Il est certain que toutes les expériences passées ont échaudé les professionnels et les collectivités locales et qu'il ne va pas être facile de mettre en place des coordinations qui fonctionnent au service des personnes âgées, réunissant donc professionnels et financeurs autour d'objectifs communs.
Enjeux n°1 : trouver des objectifs qui rassemblent les différents acteurs
Il existe beaucoup de diversité entre :
Peut-être trop de diversité, ce qui fait penser qu'une coordination ne peut avoir une échelle départementale mais bien intercommunale, c'est-à-dire le plus proche des réalités quotidiennes des personnes âgées à qui elle s'adresse. Sinon, on tombe dans des réponses générales, toutes faites qui répondent au plus grand nombre et qui excluent la personne âgée.
La difficulté, après la taille géographique est la diversité d'objectifs entre les intervenants de terrain qui se trouvent souvent en concurrence (services à domicile, établissements médico-sociaux, hôpitaux locaux, longs séjours).
Il m'apparaît indispensable, avant de vouloir mettre tout le monde ensemble pour régler le cas des personnes âgées, de mener une réflexion approfondie pour trouver un sens à la future structure : pour quoi sommes nous là et pour qui ? Quelle place veut-on laisser à la personne âgée surtout si elle est handicapée ? Sommes-nous là pour décider à sa place ?.
Il me semble que cela peut-être une véritable opportunité pour créer une réflexion au niveau local et prendre du recul par rapport aux enjeux de pouvoirs entre les partenaires et pour mieux se connaître. En effet, foncer "tête baissée" dans la coordination parce que les financements sont là me paraît dangereux. Prendre le temps de réfléchir aux enjeux, de se connaître, de s'apprécier, en un mot de se faire confiance et de se mettre à distance de son quotidien et des rigidités qui en découlent permettra aussi de faire de la place pour la personne âgée. Ce sera peut-être l'occasion de faire venir auprès des personnes de terrain ceux dont le rôle est la conceptualisation, entre autres, les universitaires pour que les uns et les autres s'enrichissent de leurs expériences mutuelles.
Enjeux n°2 : un enjeu humain vis-à-vis de la personne âgée et de sa famille
Ce que devrait viser la coordination, c'est d'abord la prise en compte de la parole de la personne âgée et de sa famille, et non pas uniquement l'amélioration de l'aide apportée aux utilisateurs en terme de services, d'information, de recherches...
Il me paraît essentiel que les utilisateurs soient entendus dans le choix de services sans que ce soit la mesure de la dépendance qui fixe tel ou tel type de service. Si le choix se fait uniquement par rapport à la grille AGGIR et à l'isolement de la personne âgée, on risque de tomber rapidement dans des filières imposées. On retombera là dans un système totalitaire rapidement gouverné par la notion de rentabilité et la ségrégation par le handicap.
Dans le cas de l'isolement des personnes, il m'apparaît plus intéressant de travailler sur des politiques locales visant à empêcher ou à diminuer cet isolement, la création de services de transports pour aller chez les commerçants, (en milieu rural et urbain), des services d'accompagnement pour des consultations, et ainsi de ne pas résoudre un problème dû à des carences par l'entrée en institution.
Il est important dans le contexte de ne pas nier l'individualité des personnes âgées, leur capacité de choix et de respecter ces choix. C'est à ce prix que les personnes ont le sentiment de bien vieillir malgré leur handicap important. .
Cela revient sans doute, comme le dit B. Ennuyer, à cesser de considérer les personnes âgées, même très âgées, comme une population sinistrée. Certes il existe des personnes qui ne vont pas bien, qui n'ont pas de famille ou qui "perdent la tête", mais ce n'est pas la majorité et puis même dans des états difficiles, elles ont toujours la capacité de dire ce qu'elle veulent si on veut bien les écouter et les considérer comme des adultes.
Enjeux n°3 : la pérennité de la coordination
Il me semble qu'il y a trois choses à prendre en compte:
BIBLIOGRAPHIE : ARGOUD D., Réflexion sur quelques expériences de coordination gérontologiques, Handicap et vieillissement, Question en santé publique, Les éditions de l'INSERM, Paris,1996.
ENNUYER B., Cordonner ou ordonner ? Du rapport Laroque à aujourd'hui, Handicap et vieillissement, Question en santé publique, Les éditions de l'INSERM, Paris,1996.
Fondation de France (1992). Coordination gérontologique. Démarche d'hier, enjeu pour demain, cahier nos 5
Fondation de France, La coordination des actions en faveur des personnes âgées dépendantes, 1988
Revue Sciences Humaines, Le monde des réseaux, n°104, avril 2000.
Informations Sociales, Enfermement, n° 82, 2000. 4
Réflexion entreprise en juillet 1999
Objectifs
Les actions mises en place dans le cadre de ces programmes devront s'articuler avec le programme «CLIC ».
En ce qui concerne la DDASS de Seine-et-Marne, deux médecins de santé publique participent aux travaux de 2 groupes thématiques :
a) Groupe «évaluation des besoins» :
b) Groupe «sécurité et qualité» :
c) Groupe «coordination gérontologique» .
d) Groupe «prévenir le handicap /filière sanitaire» .
e) Groupe «maltraitance» .
|
Intervention du Docteur LUTZLER PLAN REGIONAL DE SANTE |
Le Docteur LUTZLER, Gériatre à l'hôpital de Lagny, dont on connaît bien l'implication dans le CODERPA, traite des travaux d'une commission régionale dont il fait partie.
Historique de la démarche
Lors des conclusions de la « Conférence régionale de la santé » du 22 novembre
» 1999, il est déclaré : « il est nécessaire d'élaborer un programme régional
de la santé dans lequel doivent être impliqués les usagers, les administrations
de tutelles..., les fournisseurs de soins ... qui devra s'attacher à la mise
en place d'une coordination, réelle des intervenants, qui positionne la personne
âgée et/ou handicapée au centre d'un dispositif harmonieux... ».
A l'A.I. P.A. (Assemblée Intemationale des Personnes Agées) du 30 novembre 1999,
Martine Aubry, Ministre de la Santé dans son intervention : « Il convient tout
d'abord de créer un réseau de coordination gérontologique. Ce sera le rôle des
C.L.I. C... ».
Constitution du groupe coordination
A la suite de ces diverses prises de positions, il est constitué un Comité d'Orientation, avec une Equipe Technique de Liaison dont les fonctions le conduiront à :
« Prérequis » et objectifs fixés.
Ils sont assez importants, car apparaît indispensable :
Contenu des réunions
Il est multiple et les travaux avancent. Espérons qu'ils ne seront pas vains et que le pouvoir politique le prendra en compte. En voici la liste :
Analyse
De toute cette organisation, on peut dire qu'elle est bonne, avec une participation
importante et une cohérence de la démarche avec les objectifs fixés.
De tout cela, on peut en déduire un aboutissement prévisible.
Avenir
La présentation du P.RS., Plan Régional Sanitaire, personnes âgées, sera fait
au comité régional des politiques de santé au mois de décembre.
Le rapport à la conférence de santé, le 23 janvier 2001.
Enfin, une seconde phase aura à définir des priorités et des objectifs opérationnels.
1) L'évolution de la démographie invite à prendre conscience que les politiques en faveur des publics âgés constituent désormais un enjeu central.
Entre 1990 et 1999, la population seine-et-marnaise de 60 ans et plus est passée de 145.867 à 173.506 personnes, soit une augmentation de 19 % (28.000 personnes de plus).
L'augmentation la plus spectaculaire concerne les personnes âgées de 85 ans et plus (+ 35 %, soit 5.000 personnes de plus), c'est à dire celles qui sont le plus exposées au risque de la dépendance.
Au passage, on peut noter que la Seine-et-Mame compte 198 personnes ayant dépassé l'âge de 100 ans.
Enfin, le poids de la population âgée par rapport à la population totale est passé de 14 à 15 %, ce qui indique que, comme les autres départements français, la Seine et Marne vieillit.
Conclusion : le vieillissement de la population conduit l'ensemble des acteurs à prendre conscience de l'enjeu majeur que constitue ce public, et à s'interroger sur les mesures concrètes à prendre pour relever ce défi.
2) Travailler ensemble constitue aujourd'hui la réponse majeure à cet enjeu.
Pour permettre d'apporter aux personnes âgées des réponses adaptées et efficaces, s'est imposée la nécessité de mobiliser l'ensemble des acteurs. Ils sont en effet nombreux à intervenir en faveur de ces publics, que ce soit en tant que financeurs ou acteurs opérationnels.
A ce titre, le Conseil Général occupe une place originale, puisqu'il est à la fois un financeur de prestations et de dispositifs, et un acteur de terrain, notamment depuis la création des équipes médico-sociales, dans les U.A.S.
Conscient de la nécessité de nouer des partenariats avec les différents intervenants, le Conseil Général s'est impliqué dans la coordination à ces deux niveaux :
D'autre part, des expériences dynamiques sont en cours pour améliorer la coordination, comme à Melun, Noisiel ou Lagny. Elles ont été initiées par les acteurs locaux et le Conseil Général y participe activement. ,
CONCLUSIONS : le Département est très attentif à toutes les actions qui se mènent en ce domaine en Seine-et-Marne. Conscient de l'enjeu que représente ce public, il souhaite s'investir activement dans la coordination gérontologique, dans la mesure où cette mission relève pleinement de ses compétences.
|
La coordination de la prise en charge des Personnes Agées Intervention de Mme LEROUX, |
1) Le contexte.
Plusieurs projets sont en cours d'élaboration, auxquels participent ces équipes : Melun-Lagny-Provins.
Cette circulaire fixe un cadre juridique et financier à la coordination gérontologique. Elle nécessite une réflexion commune de l'ensemble des partenaires.
Conclusion : un contexte complexe, avec une multiplicité d'intervenants et de projets.
2) Les actions du Département.
RAPPORT DE LA POPULATION AGEE DE 60 ANS ET PLUS
A LA POPULATION TOTALE
|
|
Population totale
|
Population âgée de 60 ans et +
|
Ratio
|
|
1990
|
1 078 944
|
145 867
|
14 %
|
|
1999
|
1 193 511
|
173 906
|
15 %
|
Le poids de la population âgée sur la population totale a augmenté de 1% entre 1990 et 1999.
Comparaison RP 90/RP 99
Population 60 ans et plus
|
Tranches d'âge
|
1990
|
1999
|
%
|
|
60-64
|
39 561
|
43 886
|
+11%
|
|
65-69
|
33 577
|
38 730
|
+15 %
|
|
70-74
|
20307
|
32 197
|
+ 59 %
|
|
S/TOTAL
|
93 445
|
l14 813
|
+23%
|
|
75-79
|
20 884
|
27 223
|
+30%
|
|
80-84
|
16 973
|
12 167
|
-28%
|
|
S/TOTAL
|
37 857
|
39 390
|
+4%
|
|
85-89
|
10 060
|
12 306
|
+ 22 %
|
|
90-94
|
3 644
|
5 612
|
+ 54 %
|
|
95et+
|
861
|
1 785
|
+7%
|
|
S/TOTAL
|
14 565
|
19 703
|
+ 35 %
|
|
TOTAL GENERAL
|
145 867
|
173 906
|
+19 %
|
Monsieur GAUSSENS remercie Madame J. RIMBERT pour son souhait
d'établir des relations entre l'ASSAD RM et l'Hôpital de MELUN et partage son
souci pour une meilleure coordination entre les différents intervenants dans
la prise en charge des personnes âgées.
Il souligne que la prise en charge des personnes âgées en perte d'autonomie
est l'un des grands défis que doit relever la société au cours des prochaines
décennies.
Le problème de la dépendance est un fait important et reconnu. Les personnes
âgées préfèrent finir leur vie à domicile ; c'est
le cas de 40% des femmes de plus de 80 ans. Il précise qu'en Ile de France,
la population âgée en perte d'autonomie ou en voie de l'être et souhaitant rester
à domicile est de 600 000 personnes soit 5% de la population totale.
Certes des moyens et des structures sont nécessaires mais sans coordination
entre les différents partenaires de santé, des services sociaux, des services
financiers..., il serait illusoire d'espérer obtenir la meilleure efficacité
possible dans ce domaine.
Comment coordonner les actions de tous ?
La notion de réseau avancée déjà depuis quelques années semble être la meilleure
réponse. Elle trouve toute sa signification dans le dispositif actuel de soin
dans Melun et son Agglomération aussi bien sur le plan curatif que préventif.
La situation de chaque personne âgée dépendante à domicile ou en hébergement
est singulière et peut susciter plusieurs formes de réponses médicales, sociales,
financières. . .
L'approche globale faite à Melun permet la mise en synergie des différents opérateurs
et de bâtir un réel dispositif d'écoute, d'information, d'orientation afin de
mieux construire un plan d'aide dépassant la simple problématique de la coordination.
Dans l'agglomération Melunaise, la prise en charge des personnes âgées à domicile
se pose en terme de complémentarité Ville - Hôpital. En effet, les personnes
âgées présentent de multiples problèmes d'ordre médical, psychologique, social,
nécessitant l'intervention de plusieurs acteurs. Dans ce contexte l'Hôpital
peut répondre à des situations aiguës (services des urgences, de Médecine, de
chirurgie...) ou à la réalisation de bilans gérontologiques dans le service
de gériatrie (Madame le Docteur CABRETOSA ,Chef de Service et Docteur SALAH
).
Le secteur libéral et les acteurs sociaux interviendront pour pérenniser le
maintien à domicile. Des relations entre les professionnels de la ville et ceux
de l'hôpital au cours des réunions organisées pendant cette année ont permis
certains progrès. Il insiste sur le fait que le partenariat de l'Hôpital est
bien reçu, voire sollicité puisque dénué d' «hospitalo-centrisme ».
Au plus près de la personne âgée et avec l'appui de l'environnement et de la famille, il a été convenu lors des réunions, depuis le 26 avril 2000, de mettre en place une réelle organisation qui doit être structurée sur un bassin territorial limité qui a été déterminé à l'échelon local : District de l'Agglomération Melunaise (D.A.M.), même s'il peut devenir évolutif ultérieurement.
Le Docteur DI MERCURIO développera dans son exposé les différents aspects de cette organisation dans le cadre d'un Comité de Concertation et de Coordination Gérontologique.
Une Charte a été élaborée. Cette dynamique Ville - Hôpital permet à tous de
coopérer sur un plan de transversalité et représente le gage d'une plus grande
efficacité et d'une meilleure efficience des moyens engagés.
Monsieur GAUSSENS rappelle l'intérêt de l'Agence Nationale de l'Accréditation
des Etablissements Sanitaires (ANAES) pour les réseaux.
Un guide intitulé "principes d'évaluation des réseaux de santé" a été édité
en mars 1.999. Ce document constitue une avancée capitale . Il témoigne de l'existence
d'une forte convergence des professionnels de santé sur la notion de réseau.
D'ailleurs les années 2001 - 2002 pourraient être considérées comme celles de
l'émergence des réseaux à l'échelle du pays.
Un mouvement profond et cohérent est donc aujourd'hui amorcé dans ce domaine.
En effet en mars 2000, Claude EVIN a rendu public durant le salon du MEDEC les
conclusions d'un groupe de travail de la Commission des Affaires Familiales
et Sociales de l'Assemblée Nationale. Ce rapport doit être intégré au sein de
la loi de Modernisation Sanitaire. Deux propositions de ce rapport semblent
fondamentales :
La première est qu'expérimentaux ou non les réseaux seraient agréés par l'Agence
Régionale de l'Hospitalisation (A.R.H.) et l'Union Régionale des Caisses d'Assurance
Maladie (URCAM) au sein de la section "Réseau" d'un futur Conseil Régional de
Santé (se substituant à l'actuel C.R.O.S.S. et à la Conférence Nationale de
Santé).
La seconde : une cinquième enveloppe serait créée au sein de l'Objectif National
d'Assurance Maladie(O.N.D.AM.) pour le financement propre des réseaux.
En 2001-2002 nous devrions donc savoir financer les réseaux et ceux ci pourront entrer dans leur phase de maturité. Le réseau Ville - Hôpital de Melun et de son Agglomération est prêt à développer ses projets.
Monsieur le Docteur Dl MERCURIO remercie le CODERPA pour lui avoir donné l'occasion
de présenter le projet de réseau Ville - Hôpital de MELUN et Madame RIMBERT
pour son initiative de bâtir une passerelle entre l'ASSAD RM et le C.H. de MELUN,
dés le mois de mars 2000. Il rappelle que le nombre de patients hospitalisés
de plus de 65 ans ne cesse d'augmenter ; il est de 5000 pour les plus de 70
ans et de 2500 pour ceux de plus de 80 ans. 380 hospitalisés pour problèmes
sociaux ont été recensés.
La concertation Hôpital Ville était nécessaire et ce choix a été dicté par la
nature des difficultés rencontrées dans la prise en charge de la personne âgée
à domicile ou à sa sortie d'Hôpital.
Le C.H. Melun souhaitait une concertation la plus large possible qui permet
une sorte d'évaluation de la situation à laquelle ont été conviées toutes les
catégories de personnes morales, les représentants des métiers que nous côtoyons,
les élus locaux, les services de l'état, de la région....
L'heure était venue d'échanger sur le thème de la coordination des projets et
des actions de chacun. Il était important que nous, professionnels de tous bords,
nous connaissions la physionomie et l'image de nos relations ainsi que l'espace
que chacun estime devoir occuper.
Plusieurs réunions de concertation ont été tenues. Le 26 avril 2000, 21 juin
2000,18 juillet 2000, 5 octobre 2000, 26 octobre 2000 et prochainement le 7
décembre 2000.
Ces échanges ont été fructueux et l'ensemble des participants a souhaité mettre
en place un réseau.
Les textes réglementaires sont nombreux. Le réseau tel qu'il est en train d'être
bâti à Melun et dans son Agglomération permet une coordination et une expertise
multidisciplinaire qui émerge de la base autour de la personne âgée. Ce réseau
Melunais est porteur d'expériences innovantes et chaque acteur en revendique
une part de responsabilité.
Notre coordination concerne les soins préventifs, curatifs, palliatifs, les problèmes
sociaux et propose une typologie simple et pragmatique.
Elle donne la cohérence à de nombreux projets et actions qui jusque là n'étaient
peut être non coordonnés voire concurrents.
La coordination Hôpital - Ville à MELUN énonce les points forts communs à tous.
Pour garantir le développement de cette coordination , son évolution, son évaluation
et la qualité de son fonctionnement, il a été décidé ensemble de mettre en place
un Comité de Concertation et de Coordination Gérontologique du District de l'Agglomération
Melunaise (C.C.G.M.).
Cet organisme permettra une meilleure souplesse dans l'organisation des relations
des différents acteurs. Une Charte du C.C.G.M. * a été élaborée et présentée
à la réunion du 5 octobre 2000.
Un groupe de travail a été chargé de mettre en forme le texte final qui sera
adopté le 7 décembre 2000.
Cette Charte a pour objet de répondre aux besoins des personnes âgées et aux
préoccupations de leurs parents, des élus, des services médicaux, sociaux et
administratifs. Son objectif est de coordonner les actions des professionnels
concernés par la prise en charge des personnes âgées et ses missions sont diverses
: partage des informations entre les intervenants, évaluation des besoins et
expertise, mise en commun des projets, transversalité des actions, favoriser
le liens Ville - Hôpital, favoriser l'aide aux aidants, formation , prévention
des risques chez la personne âgée, éducation. . .
La géographie d'intervention du C.C.G.M. est limité au District de l'Agglomération Melunaise : Melun, Dammarie les Lys, La Rochette, Le Mée sur Seine, Livry sur Seine, Voisenon, Vaux le Penil, Boissise la Bertrand.
Le C.C.G.M. est composé :
* texte de la charte en annexe
L'équipe gériatrique hospitalière du C.H. MELUN (Docteur CABRETOSA, Docteur
SALAH) fait tout pour répondre à la demande de soins de patients âgés, polypathologiques,
en collaboration avec le secteur du court séjour et le plateau technique. Elle
vise aussi à obtenir des soins en temps utile pour les malades gériatriques
et à prévenir la dépendance ou limiter les souffrances dues à ses effets.
Le secteur gériatrique du CH MELUN évolue . Une consultation de gérontologie
clinique et une consultation mémoire ont été ouvertes. Ce secteur est doté d'un
service de Soins de Longue Durée et d'une Maison de Retraite Médicalisée.
Le projet de la mise en place d'une unité fonctionnelle d'évaluation est bien
avancé de même que l'ouverture d'une unité pour personnes atteintes de maladie
d'Alzheimer. Le moyen séjour malheureusement est non disponible pour l'instant
et les conventions signées avec les centres d'AVON et de COUBERT ainsi que les
évacuations vers l'Hôpital de BRIE COMTE ROBERT et l'Hôpital de CHAMPCUEIL complètent
le dispositif de soin.
La Gériatrie de MELUN "sort de ses murs" ; elle évolue vers une mission de proximité
et une mission de référence et de recours pour les partenaires extérieurs ,
les professionnels des diverses structures du réseau gérontologique ; Elle contribue
également à la formation.
L'équipe de gériatrie s'inscrit dans une dynamique de projets et d'actions ;
les médecins gériatres partagent avec leurs équipes et les intervenants externes
beaucoup de prérogatives. Le partage de l'information est bien le terme fondamental
de l'échange-
DISCUSSION
Après ces exposés plusieurs questions ont été posées par l'assistance :
I. Objet :
Pour répondre aux besoins des Personnes Agées et aux préoccupations de leurs parents, des élus, des services médicaux, sociaux et administratifs et faisant suite aux différentes réunions Hôpital - Ville, qui se sont tenues au Centre Hospitalier marc Jacquet, les 26/04/2000, 2.1/06/2000, 11/07/2000, 5/10/2000 il est proposé la création d'un Comité de Concertation et de Coordination Gérontologique du District De l'Agglomération Melunaise : C.C.G.M.
Le C.C.G.M. prendra en considération toutes les données développées au cours
des réunions de gérontologie depuis le 26 avril 2(>00, en insistant sur la prise
en charge globale de la personne âgée à domicile, dans les différents types
d' établissements d'hébergement et sur la totalité de sa trajectoire hospitalière
: urgences, court séjour, moyen séjour et long séjour...
Les actions proposées dans le document intitulé "Etude d'Opportunité pour la
mise en place d'un réseau de gérontologie à MELUN"', sont particulièrement soulignées.
Les principes et les éléments ùe la charte du patient hospitalisé et de la charte
des droits et libertés de la personne âgée dépendante constituent le fondement
de la réflexion et des actions du C.C.G.M.
Il. Objectif :
Le C.C.G.M. a pour objectif de coordonner les actions des professionnels, services sociaux, médicaux, administratifs, institutions... concernés par la prise en charge des personnes âgées.
III. Missions :
IV. Géographie d'intervention Territoire du District de l'Agglomération Melunaise : Melun, Dammarie les Lys, La Rochette, Le Mée sur Seine, Livry sur Seine, Voisenon, Vaux le Pénil, Boissise la Bertrand.
HOPITAL de MELUN :
Les réunions de la cellule technique sont quadrimestrielles.
Des réunions supplémentaires peuvent être envisagées en cas de besoin.
Le secrétariat du C.C.G.M. est assuré par rotation semestrielle
:
3) Groupes projets
Ces groupes sont constitués par des personnes intéressées par des projets et des actions au profit des Personnes Agées (répertoriés dans le document "Etude d'opportunité pour la mise en place d'un réseau de gérontologie à Melun" Juin 2000)
Les animateurs des groupes projets s'adresseront aux membres de la cellule
technique pour mener à bien leur action au bénéfice des personnes âgées.
Ils peuvent en outre être invités aux réunions de la Cellule Technique pour
exposer le contenu ou l'état d'avancement de leur projet.
Les réunions des groupes projets se feront en fonction du calendrier agréé par
les participants de ce groupe.
Le C.C.G.M. est composé :
Les relations avec les services publics, services locaux, administratifs ou
médico-sociaux, les associations, permettront de mettre en oeuvre un
vaste réseau avec des échanges de qualité.
La forme cette coordination reste ouverte à l'ensemble des personnes,institutions...
Les adaptations et les aménagements de l'organisation peuvent être
envisagés à partir des réflexions émanant des résultats
des actions menées sur le terrain.
MELUN, le 7 DECEMBRE 2000
| retour au début |
La coordination ? Que contient ce mot ?
Que veut-il donc dire de si important pour que l'on ait tant de mal à en analyser
le contenu au risque même d'être en contradiction les uns avec les autres ?
Coordonner devrait être le fait de lier des actions dans un ordre logique.
En acteurs de terrain, nous allons davantage parler de communiquer, échanger, informer, proposer, car il s 'agit d'élaborer un travail d'ensemble auprès de personnes devenues dépendantes et de les aider elles-mêmes ainsi que leur famille en mettant en commun les moyens des uns et des autres. Nous allons ensemble tenter d'apporter des réponses aux demandes.
Sans reprendre l'histoire des ébauches de coordination, il est nécessaire de dire aujourd'hui comment nous allons essayer de faire fonctionner la coordination Ville Hôpital de Melun et de sa région, et comment nous avons fait naître nos échanges.
Selon les secteurs géographiques de notre département, la population âgée est plus ou moins dense et son environnement peut être aussi très différent ;
En ce qui me concerne, responsable de l'ASSADRM depuis 5 ans, j'ai vite été confrontée à des situations de lourde dépendance de personnes âgées isolées, à mobilité réduite, atteintes de troubles du comportement, rendant difficiles les relations d'aide, avec entrées ou sorties d'hospitalisation plus ou moins dans l'urgence, et il a fatalement fallu se poser la question : ce problème ne va pas aller en diminuant et il va falloir organiser «autant que faire se peut» des passerelles, alors avec qui ? et comment le faire.
Il est clair aussi que nous n 'étions pas seuls dans notre petit service à nous inquiéter sur ces dilemmes, et, grâce à des réunions de travail répétées, tenaces, réunissant divers acteurs de maintien au domicile : médecins, infirmiers, SIAD, assistants sociaux, directeurs des foyers résidence, financeurs, tutelles, hôpitaux, nous permettant aux uns et autres de mettre sur la table ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas, grâce aussi au questionnement identique du CODERPA lors des commissions «Dépendance et environnement », nous avons décidé d'exprimer haut et fort nos inquiétudes.
Ces réunions sont trimestrielles, durent environ 3 heures, l'ordre du jour est adressé à chaque participant ainsi qu'un compte rendu.
CONCLUSION
Il est clair que nous nous investissons tous dans une démarche réelle de l'amélioration de la prise en compte de problèmes liés au vieillissement, et particulièrement des personnes. Il faut être motivé, réfléchi, apprendre à s'enrichir sans idée de pouvoir les uns sur les autres.
Nous souhaitons réellement donner la preuve de ce savoir-faire dans une relation saine et spontanée.
Les suggestions des uns et des autres sont les bienvenues.
ASSADRM/CODERPA Novembre 2000
|
Intervention de Mme Dellerba
PROJET COORDINATION GERONTOLOGIOUE A NOISIEL |
Noisiel est une commune de 15502 habitants (recensement général 1999), situé dans la ville nouvelle de Marne-la-Vallée et plus particulièrement sur le secteur du Val Maubuée qui comprend 6 communes.
Sa population est relativement jeune : les moins de 20 ans représentent 32% environ de la population totale. Les plus de 60 ans représentent seulement 8,32%.
Toutefois, entre 1990 et 1999, la catégorie des plus de 60 ans a augmenté, passant à 1290 personnes âgées, contre 958 en 1992 celle de moins de 20 ans est en régression.
Force est de constater que la population de Noisiel vieillit depuis peu, le nombre de demandes d'aide à domicile a augmenté.
La ville travaille en collaboration avec l'ASSAD 77 de Melun pour l'organisation et le fonctionnement du service d'aides à domicile (près de 20 ans).
L'évolution de la demande depuis 1994
|
année
|
nombre d'heures dispensées
|
nombre de bénéficiaires
|
|
1994
|
6299
|
43
|
|
1995
|
7693
|
55
|
|
1999
|
8957
|
60
|
Actuellement, le service éprouve des difficultés à répondre de façon satisfaisante à toutes les demandes et en particulier à celles où l'aide à la toilette et la préparation des repas s'avèrent nécessaires.
Problème d'autant plus crucial que les infirmières libérales du secteur ne peuvent pas toujours prendre en charge les soins de nursing parce qu'elles sont confrontées aux respects des quotas.
Même constat fait par les autres associations de "terrain", tel que le SSIAD de LAGNY, que l'on sollicite souvent et qui ne peut répondre et satisfaire à toutes les demandes. (problèmes de personnel, de financement).
Même constat aussi de la part de l'assistante sociale CRAMIF, partenaire de service en ce qui concerne le suivi des cas des personnes âgées où les problèmes de dépendance se posent.
D'où, la nécessité d'une première réunion de réflexion commune réalisée en 1997. Et suivie de plusieurs autres réunions en 1998 et 1999, avec des "temps morts" parce qu'il n'est pas toujours évident de trouver des solutions adéquates en matière de maintien à domicile.
Parallèlement, l'élu chargé des Affaires Sociales, Personnes Agées et de la Santé à Noisiel, lançait un projet d'actions en direction des Personnes Agées, intitulé à l'époque « Plan gérontologique global ». Ce dossier incluait plusieurs pistes de réflexion :
C'est pourquoi, proposition de réunir l'ensemble des communes du Val Maubuée,
pour confronter ensemble les problèmes de maintien à domicile constatés dans
chaque commune. Une première réunion en décembre 1998, au San du Val Maubuée
a permis à l'élu de Noisiel de proposer à ses collègues une réflexion collégiale
à ce sujet. Puis une seconde réunion, pilotée par le service des Affaires Sociales
du San en présence de «Techniciens de terrain» directeurs ou responsables administratifs
des services concernés, assistante sociale CRAMIF, médecin gérontologue sur
le territoire du Val Maubuée. Il a fourni des outils de travail comme
la circulaire 99/648 du 25 novembre 1999, émanant de la Direction générale de
la Santé, relative aux réseaux préventifs, curatifs, palliatifs ou sociaux ;
le guide de création de réseaux et coordinations gérontologiques (guide établi
par la CNAV).
Principales difficultés de cette concertation :
A Noisiel, un questionnaire - sondage a été adressé aux personnes retraitées,
en juillet 2000.
Les questions portaient principalement sur :
466 questionnaires envoyés, représentant environ 580 personnes âgées (couples
et personnes seules confondues)
Nombre de réponses obtenues : 143 questionnaires de personnes seules. 61 questionnaires
de couples. Soit 265 personnes au total, soit 45% de réponses. Le dépouillement
était long et fastidieux en raison du nombre important de rubriques.
En principe, une prochaine réunion est prévue en Décembre 2000, pour faire un point sur l'état d'évolution de la réflexion, vis-à-vis des autres communes du Val Maubuée.
Un réseau informel existe déjà à Lagny sur Marne.
Le point de départ en furent les journées "Bien vieillir à Lagny sur Marne",
organisées par le C.C.A.S. et le Dr LUTZLER, chef de service de gériatrie au
Centre Hospitalier. Les conférences diverses (prévention des chutes, troubles
de la mémoire, maltraitance etc...) ont attiré de nombreuses personnes, ce qui
nous a montré que le désir d'information était présent dans la population.
Les différents participants aux stands (Conseil général, C.C.A.S, diverses résidences pour personnes âgées, service de téléassistance, la Poste, divers clubs de personnes âgées, cabinet de notaires, juge des tutelles, C.O.D.E.R.P.A, Association France Alzheimer, I.F.S.I., bénévoles, C.R.A.M, maison de matériel médical etc...) ont constaté que peu d'entre eux se connaissaient et n'étaient pas habitués à travailler en commun bien que leurs buts aient été similaires.
Le S.S.I.A.D. a donc décidé de prendre contact avec le service
du Docteur LUTZLER pour des conseils concernant le maintien à domicile de patients
suivis par eux et qui présentaient des difficultés.
Après accord des médecins traitants, des visites conjointes ont eu lieu au domicile
des bénéficiaires, des bilans envoyés aux médecins et des solutions proposées
(aménagement du domicile, intervention de l'équipe G.U.I.D.E. de Coubert, interventions
de kiné ou d'orthophonistes, adaptation du traitement, accueil de jour dans
une institution, consultations mémoire au centre hospitalier, suivi psychologique
etc...)
Parallèlement, le C.C.A.S. et le Dr LUTZLER ont organisé des réunions de travail avec les participants des journées "Bien vieillir" qui souhaitaient collaborer entre eux et qui ont appris à mieux se connaître.
Le groupe ainsi formé a demandé au groupe "I.M.A.G.E." ( Information médicale, Aide à la gestion des Etablissement) de venir les aider dans leur projet de coordination en :
Le groupe se réunit une fois par mois et est en train d'étudier la formalisation et le financement de leur projet à travers la création d'un "C.L.I.C" (Centre Local d'Information et de Coordination) : lieu d'information, de conseils, d'écoute, de recueil des attentes et des besoins (niveau 1), de mise en place de plans d'aides personnalisés, de groupes de paroles, de formations et de prévention (niveau 2) de suivi du plan d'aide, d'actionnement des services, de la gestion des situations d'urgence (niveau 3). Un projet d'accueil de jour est également à l'étude.